L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) organise un atelier consacré à l’intelligence artificielle générative à destination des inspecteurs de l’aviation civile, à Lima, au Pérou, du 20 au 23 octobre 2026. Cette formation porte sur les applications potentielles de cette technologie dans la supervision de la sécurité aérienne, les processus administratifs et son utilisation responsable.
L’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), par l’intermédiaire de son Bureau régional pour l’Amérique du Sud, organise un atelier sur les fondamentaux de l’intelligence artificielle générative destiné aux inspecteurs de l’aviation civile, à Lima, au Pérou, du 20 au 23 octobre 2026.
Ce programme de trois jours et demi vise à aider les inspecteurs des autorités de l’aviation civile de la région sud-américaine à comprendre comment l’IA générative pourrait contribuer à l’exercice de leurs responsabilités réglementaires. Selon une invitation officielle publiée le 27 avril, cette initiative aborde à la fois les applications techniques et les garanties institutionnelles nécessaires à une adoption responsable.
L’IA générative au service de la supervision de la sécurité aérienne
L’atelier examine comment l’IA générative peut contribuer à la planification et à la réalisation des activités de supervision de la sécurité aérienne, ainsi qu’à la gestion administrative au sein des autorités de l’aviation civile.
La supervision de la sécurité aérienne englobe les fonctions réglementaires par lesquelles les autorités aéronautiques contrôlent le respect des exigences de sécurité applicables, notamment les inspections, les activités de surveillance et l’évaluation des organismes réglementés. Le programme présente d’abord aux participants les principes fondamentaux de l’IA générative avant d’aborder ses applications techniques potentielles dans ces activités.
Parmi les utilisations envisageables figurent l’organisation de la documentation d’inspection, la préparation de documents de travail et l’aide au traitement des informations administratives. Il s’agit d’exemples d’applications potentielles et non de systèmes opérationnels dont le déploiement aurait été confirmé dans le cadre de l’atelier.
Cette formation constitue une initiative de renforcement des compétences des autorités de réglementation aéronautique, et non le déploiement d’une plateforme d’inspection automatisée ou l’introduction de nouvelles exigences de certification.
Supervision humaine et gouvernance institutionnelle
Une composante centrale du programme concerne les questions de gouvernance et les considérations éthiques liées à l’application de l’IA générative aux activités réglementaires. Les objectifs de l’atelier de l’OACI mettent explicitement l’accent sur la supervision humaine, la transparence et l’alignement avec le cadre stratégique mondial de l’organisation.
Ces principes revêtent une importance particulière dans la supervision de la sécurité aérienne, où les évaluations réglementaires et les décisions relatives à la conformité demeurent de la responsabilité des autorités compétentes et des inspecteurs qualifiés. Le programme aborde donc non seulement les gains d’efficacité potentiels de l’IA générative, mais également les dispositifs institutionnels nécessaires pour évaluer et encadrer son utilisation.
L’invitation officielle ne mentionne aucune plateforme logicielle spécifique, aucune application d’IA approuvée ni aucun projet national de déploiement. L’atelier est consacré à la formation et à l’exploration d’une intégration responsable, plutôt qu’à l’annonce d’un système technologique commun aux États participants.
Une formation complémentaire prévue pour les États anglophones
L’atelier de Lima est dispensé en espagnol et s’adresse aux inspecteurs de l’aviation civile exerçant des responsabilités liées à la sécurité aérienne.
L’invitation de l’OACI a également été transmise aux autorités aéronautiques et aux responsables des Antilles françaises et de la Guyane française, du Guyana et du Suriname, reflétant l’étendue géographique des activités de coordination du Bureau régional pour l’Amérique du Sud. L’invitation ne permet toutefois pas d’établir si ces administrations sont représentées à l’atelier. Selon le même document de l’OACI, une formation similaire est prévue pour les États anglophones au cours du premier semestre 2027.
Aucune date précise, aucun lieu ni aucune liste confirmée de pays participants n’ont encore été communiqués pour cette session envisagée.
L’initiative de Lima inscrit ainsi l’IA générative dans le développement des compétences professionnelles des inspecteurs aéronautiques, en mettant l’accent sur ses utilisations potentielles dans les processus réglementaires et sur les garanties nécessaires avant toute intégration de ces technologies aux activités de supervision de la sécurité aérienne.
Source : Organisation de l’aviation civile internationale (OACI), Bureau régional pour l’Amérique du Sud — Atelier sur les fondamentaux de l’intelligence artificielle générative à destination des inspecteurs de l’aviation civile, invitation officielle SA178-2026, 27 avril 2026.
Pour en savoir plus : OACI — Documentation officielle de l’atelier
FAQ
En quoi consiste l’atelier de l’OACI sur l’IA générative destiné aux inspecteurs aéronautiques ?
Il s’agit d’un programme de formation de trois jours et demi organisé à Lima, au Pérou, du 20 au 23 octobre 2026. Il couvre les fondamentaux de l’IA générative, ses applications dans la supervision de la sécurité aérienne et les questions de gouvernance institutionnelle.
Comment l’IA générative pourrait-elle contribuer à la supervision de la sécurité aérienne ?
Les applications potentielles comprennent l’assistance à la planification des inspections, l’organisation de la documentation réglementaire et l’appui aux tâches administratives. L’OACI privilégie la supervision humaine et la transparence plutôt que l’automatisation des décisions réglementaires.
L’OACI proposera-t-elle une formation similaire aux États anglophones ?
Oui. L’OACI a indiqué qu’un atelier similaire était prévu au cours du premier semestre 2027, bien que les dates précises et le lieu n’aient pas encore été annoncés.




