LATAM Airlines Group prévoit l’entrée en flotte de 41 nouveaux avions en 2026, dans le cadre d’un programme de renouvellement et d’expansion destiné à soutenir la croissance de ses opérations en Amérique latine. Selon ses projections opérationnelles et financières, le groupe anticipe une hausse de la capacité passagers comprise entre 8 % et 10 %, mesurée en sièges-kilomètres offerts (ASK), avec une progression plus marquée sur les liaisons internationales que sur les marchés domestiques.
Les appareils attendus en 2026 devraient se répartir entre long-courriers Boeing 787, monocouloirs de la famille A320neo et jets régionaux Embraer E195-E2, ces derniers devant jouer un rôle clé dans la densification du réseau régional sud-américain. Le groupe a confirmé, dans ses projections opérationnelles et financières pour l’année 2026 que ces livraisons s’inscrivent dans un calendrier étalé sur l’année, impliquant une montée en capacité progressive plutôt qu’un effet immédiat sur l’offre disponible.
Cette trajectoire de croissance s’inscrit toutefois dans un contexte industriel toujours contraint. L’industrie aéronautique continue de faire face à des pénuries d’avions neufs, à des délais de production prolongés et à des tensions persistantes sur les moteurs et les capacités de maintenance. Selon l’Association internationale du transport aérien (IATA), ces contraintes limitent la disponibilité réelle des flottes et maintiennent des taux d’utilisation élevés à l’échelle mondiale, malgré une demande soutenue en Amérique latine.
Les dirigeants du secteur alertent également sur l’allongement des cycles de maintenance et sur l’écart croissant entre la rentabilité des compagnies aériennes et celle de certains fournisseurs critiques, notamment les motoristes. Ces facteurs pourraient peser sur la mise en exploitation effective des nouveaux appareils et ralentir la traduction opérationnelle des livraisons annoncées.
Pour LATAM, l’enjeu en 2026 ne réside donc pas uniquement dans le volume d’avions livrés, mais dans sa capacité à absorber cette flotte dans un environnement marqué par des contraintes industrielles, aéroportuaires et opérationnelles persistantes, en particulier sur ses principaux hubs régionaux. La croissance attendue reste ainsi étroitement conditionnée à la disponibilité réelle des appareils et à la fluidité de l’ensemble de la chaîne aéronautique.
Dans ce contexte, la trajectoire de croissance de LATAM en 2026 illustre moins une expansion agressive qu’un exercice d’équilibrage fin entre ambition commerciale, contraintes industrielles et robustesse opérationnelle.



