Aruba étudie le développement d’installations modernes de zone franche à proximité de son principal port de fret, à Barcadera, à la suite d’un accord de coopération signé le 22 octobre 2026. Cette initiative vise à réduire les déplacements inutiles de marchandises, à répondre aux contraintes de capacité d’entreposage et à soutenir le développement des activités logistiques et du commerce international sur cette île de la Caraïbe.
Le protocole d’accord (Memorandum of Understanding, MOU) réunit FreeZone Aruba N.V. (FZA) et Aruba Ports Authority N.V. (APA), avec la participation de trois ministères du gouvernement. Cet accord établit un cadre permettant d’évaluer le transfert potentiel et la modernisation des activités de la zone franche actuellement implantées à Bushiri, près d’Oranjestad.
Le projet envisagé permettrait d’implanter des activités supplémentaires de zone franche à proximité immédiate du principal terminal de fret d’Aruba, rapprochant ainsi les services de stockage, de distribution et les activités liées au port. L’accord marque une phase exploratoire, les études de faisabilité et les modalités opérationnelles restant à définir.
Un projet de transfert pour réduire les déplacements inutiles de marchandises
L’organisation logistique actuelle d’Aruba impose que certaines marchandises importées soient transportées du port de fret de Barcadera vers les installations de FreeZone à Bushiri, avant de retourner à Barcadera pour être exportées. Le gouvernement considère ces trajets supplémentaires comme une inefficacité opérationnelle à laquelle pourrait remédier le rapprochement des activités de la zone franche et du port.
Le transfert des activités à Barcadera pourrait réduire les déplacements terrestres de marchandises et les opérations de manutention associées pour les entreprises spécialisées dans l’importation, le stockage et la réexportation. Toutefois, le gouvernement n’a pas chiffré les économies potentielles de transport ni communiqué d’estimations concernant les futurs volumes de fret.
Les contraintes de capacité à Bushiri constituent une autre raison d’envisager ce transfert. Selon le communiqué gouvernemental du 22 octobre, les installations actuelles de FreeZone Aruba sont entièrement occupées et plusieurs entreprises figurent sur une liste d’attente.
La zone franche de Bushiri s’étend sur 9,2 hectares et comprend environ 7 000 mètres carrés d’entrepôts, ainsi que des bureaux et des espaces d’exposition. La demande d’installations supplémentaires intervient alors qu’Aruba a élargi l’éventail des activités autorisées dans le cadre de son régime de zone franche, avec des modifications entrées en vigueur le 1er janvier 2026.
« La signature de ce protocole d’accord constitue une étape importante vers la création des espaces nécessaires pour permettre à davantage d’entreprises de s’implanter et de se développer à Aruba », a déclaré Geoffrey Wever, ministre des Finances, des Affaires économiques et du Secteur primaire d’Aruba.
Barcadera dispose déjà d’infrastructures portuaires et logistiques
Barcadera accueille déjà le principal terminal de fret d’Aruba ainsi qu’une zone logistique et industrielle établie. Le Barcadera Business Park, géré par Aruba Ports Authority, est situé à proximité immédiate du terminal multifret et bénéficie d’un accès au réseau routier de l’île ainsi qu’à l’aéroport international Reine-Beatrix, situé non loin.
Le terminal de fret, exploité par ASTEC N.V., assure la manutention de conteneurs, de marchandises diverses, de véhicules, d’engins de construction et de vracs. Selon Aruba Ports Authority, l’installation dispose d’un quai de 440 mètres, d’une profondeur d’eau annoncée de 11 mètres et de 40 prises pour conteneurs frigorifiques.
FreeZone Aruba a également identifié à Barcadera une zone franche désignée de 45 hectares, destinée aux activités industrielles, commerciales et de services. L’accord d’octobre 2026 porte donc sur le développement potentiel et la modernisation d’installations au sein d’un espace déjà réservé aux activités de zone franche, et non sur la création de la première zone franche d’Aruba à proximité du port.
Parallèlement, Aruba Ports Authority propose des terrains au sein du Barcadera Business Park pour des activités d’entreposage, de distribution, de manutention de marchandises et de production industrielle à petite échelle. L’autorité portuaire fait état d’environ 15 parcelles susceptibles d’être aménagées, mais le gouvernement n’a pas précisé si ces terrains pourraient être intégrés au projet de transfert de FreeZone.
Des études de faisabilité pour définir les prochaines étapes
L’accord signé le 22 octobre établit une base de coopération permettant à FreeZone Aruba et à Aruba Ports Authority d’évaluer comment leurs infrastructures, leurs responsabilités opérationnelles et leurs fonctions réglementaires pourraient soutenir un futur développement à Barcadera.
Cette coopération associe Geoffrey Wever, ministre des Finances, des Affaires économiques et du Secteur primaire d’Aruba, Wendrick Cicilia, ministre du Tourisme, des Transports et du Travail, ainsi que René Herde, ministre des Infrastructures et des Télécommunications. Walter Mosher, directeur de FreeZone Aruba, et Marc Figaroa, directeur d’Aruba Ports Authority, ont également signé l’accord.
Selon le gouvernement, FreeZone Aruba a enregistré deux années consécutives de résultats financiers positifs à la suite d’une restructuration organisationnelle et administrative. Les autorités considèrent le projet de développement à Barcadera comme une prochaine étape potentielle dans l’expansion des activités commerciales de l’organisme.
La prochaine phase portera sur la faisabilité du développement, les conditions opérationnelles et la coordination entre les institutions participantes. Aucun budget d’investissement, calendrier de construction ni date confirmée de transfert n’ont été annoncés.
FAQ
Quel est l’objectif de l’accord entre FreeZone Aruba et Aruba Ports Authority ?
L’accord vise à étudier le développement d’installations modernes de zone franche à proximité du port de Barcadera, afin d’améliorer l’efficacité logistique et de soutenir les futures activités commerciales.
Pourquoi Aruba envisage-t-elle de transférer les activités de FreeZone à Barcadera ?
Ce transfert pourrait réduire les déplacements inutiles de marchandises entre Barcadera et Bushiri, tout en répondant au manque de capacités d’entreposage dans les installations actuelles de FreeZone Aruba.
Barcadera dispose-t-elle déjà d’une zone franche désignée ?
Oui. FreeZone Aruba a identifié 45 hectares à Barcadera pour des activités industrielles, commerciales et de services. L’accord porte sur le développement et la modernisation des installations dans cette zone.
Quand le projet FreeZone de Barcadera débutera-t-il ?
Aucune date de début des travaux n’a été annoncée. FreeZone Aruba et Aruba Ports Authority doivent d’abord évaluer la faisabilité du projet et définir les exigences opérationnelles avant de poursuivre sa mise en œuvre.



